Air du temps

Nouée,

dénouée,

jouée,

déjouée,

comment saisir la fille de l’air

par le bout de son écharpe où elle s’enroule,

se cache,

se recroqueville,

souffle léger, souffle de vie,

avant qu’elle ne s’envole,

caresse légère à peine déflorée ?

Air du temps…

Envolée, à la volée !

Ne reste que son écharpe

bleue, légère et inutile.

Vague à l’âme d’un souffle qui vous échappe,

air comprimé d’une vie jamais arrimée,

toujours à désirer.