Portraits de femmes

Paroles de Tunisiennes,
le mur de la peur est tombé !

L’Harmattan, décembre 2013

Zeyneb Farhat, directrice de programmation d’El Teatro, le premier espace d’art et de création du pays, Sadika Keskes, artiste et designer internationale, Bochra Bel Hadj Hamida, avocate médiatisée, Nadia Boulifa, retournée vivre en Tunisie après la révolution, Nadia Châabane, qui représente à l’Assemblée nationale constitutive les Tunisiens de Paris, mais aussi Najoua rencontrée par hasard dans la médina ou Aïda, femme de ménage, ménage, chacune livre à la fois un peu de son parcours ainsi qu’un regard sur l’actualité.

Abordant largement la condition de la femme et la période de la Révolution, ces portraits apportent à la fois un témoignage personnel et retracent une histoire collective. Au fil des évènements dont l’issue est encore incertaine, la plupart délivrent un message d’espoir. Cette révolution qui, pour certaines, a chamboulé leur vie, comme toutes les révolutions, ne se fera pas en un jour ! Luttant contre la montée de l’extrémisme, le port d’un voile qui n’est pas le leur, contribuant à construire un système démocratique qui seul pourra répondre aux attentes d’un peuple qui souffre et qui a faim, ces femmes croient en l’éducation, la culture. Elles croient aussi dans la singularité de l’identité tunisienne, un pays précurseur dans le monde arabe, notamment pour les droits des femmes.

Ces femmes de Tunis le disent haut et fort : Avec la révolution, le mur de la peur est tombé !

Extraits

Femmes du Burkina

l’Harmattan, mars 2012

Salmata, son sourire et ses cacahuètes, Colette Nana, présidente de la Fédération nationale des femmes rurales du Burkina « gâtée par l’école des blancs », cet ouvrage retrace sous forme de portraits, le quotidien des femmes dans un des pays les plus pauvres au monde. Brigitte, élève sage-femme, Awa cultivatrice, Noémie, chef d’entreprise, qu’elles habitent en ville ou à la campagne, de grandes disparités existent. Mais bien souvent encore « c’est l’homme qui décide et les femmes n’ont pas les moyens de se faire entendre. »

Au hasard des rencontres, entre témoignage sur la condition féminine au Burkina et carnet de voyage, ces récits laissent également la place à l’émotion. Personne ne restera insensible au courage de Mamounata, tout comme aux rêves que Bintou, princesse aux pieds nus qui aurait voulu être commerçante, grosse comme une bourgeoise, vivre en ville et s’éclaircir la peau, formule pour son enfant. « Je voudrais qu’elle soit fonctionnaire ou ministre. La première chose qu’elle aurait à faire, ce serait d’aider les femmes à sortir de la pauvreté. »